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How two Francophone founders are turning second-hand iPhones into a tech business

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Sur un continent oĂč des millions de personnes restent exclues de l’accĂšs Ă  une technologie de qualitĂ©, Maguelone Biau et Kadia Faye font le pari que la solution ne rĂ©side pas dans des appareils neufs moins chers, mais dans une seconde vie donnĂ©e aux meilleurs. Leur startup, Sikili, vend des smartphones et appareils Ă©lectroniques reconditionnĂ©s certifiĂ©s Ă  Abidjan et Dakar : iPhone, Samsung, MacBook, testĂ©s sur 65 points de contrĂŽle, couverts par une garantie de 12 mois et livrĂ©s en 48 heures. Jusqu’à 40% moins chers que le neuf. Avec un SAV local. Sans mauvaise surprise.

En Afrique francophone, le taux de pĂ©nĂ©tration des smartphones varie de bien moins de 20 % de la population dans les pays les plus pauvres et fragiles Ă  environ 45 Ă  60 %, voire plus, sur les principaux marchĂ©s tels que le SĂ©nĂ©gal, la CĂŽte d’Ivoire et le Cameroun. 

L’adoption des smartphones est freinĂ©e par des contraintes financiĂšres. En 2024, la GSMA estimait qu’un smartphone d’entrĂ©e de gamme coĂ»tait environ 26 % du revenu mensuel moyen en Afrique subsaharienne (y compris les pays francophones), Ă  quoi s’ajoutent des prix Ă©levĂ©s pour les donnĂ©es, des taxes, de faibles revenus et un important fossĂ© d’utilisation : la majoritĂ© des personnes qui vivent dĂ©jĂ  dans une zone couverte par le haut dĂ©bit mobile n’utilisent toujours pas l’Internet mobile parce qu’elles ne possĂšdent pas de smartphone, n’ont pas les moyens de se connecter ou ne disposent pas des compĂ©tences nĂ©cessaires et ne perçoivent pas le besoin d’aller sur Internet.

Sikili est plus qu’un projet commercial. C’est un premier argument concret pour ce que pourrait ĂȘtre l’économie circulaire en Afrique de l’Ouest, et l’histoire de deux femmes qui ont choisi de la construire ensemble, sur deux pays, Ă  partir de rien.

Nous avons discutĂ© avec Biau et Faye afin de mieux comprendre les dĂ©fis auxquels ils sont confrontĂ©s pour s’implanter sur les marchĂ©s africains francophones, ainsi que ce qu’il faut pour dĂ©velopper une entreprise de reconditionnement qui inspire confiance sur des marchĂ©s oĂč la logistique est inĂ©gale, la confiance des consommateurs fragile, et oĂč il est tout aussi difficile d’augmenter l’offre que de trouver une demande.

Parlons des technologies grand public.

1. Deux trajectoires, une rencontre

De gauche Ă  droite : Maguelone Biau et Kadia Faye, cofondatrices de Sikili, une start-up spĂ©cialisĂ©e dans les technologies circulaires qui commercialise des smartphones reconditionnĂ©s Ă  Abidjan, en CĂŽte d’Ivoire, et Ă  Dakar, au SĂ©nĂ©gal. Source de l’image : Sikili

Maguelone Biau est franco-ivoirienne. Elle est arrivĂ©e en CĂŽte d’Ivoire aprĂšs une carriĂšre en France, et n’est jamais repartie. 

“Je me sentais bien ici et j’y suis restĂ©e,” dit-elle. “Mes amis sont principalement ivoiriens ou d’Afrique de l’Ouest. Ma vie est ici.” 

AprĂšs neuf ans Ă  Abidjan—avec des passages au Ghana, en Ouganda et au SĂ©nĂ©gal—elle avait dĂ©jĂ  lancĂ© une premiĂšre startup qui n’a pas abouti. 

PlutÎt que de baisser les bras, elle a utilisé les fonds restants de ses premiers investisseurs pour chercher méthodiquement une nouvelle idée. 

“J’ai eu le luxe de chercher quelque chose de nouveau,’ dit-elle. “J’ai pris toutes les industries, toutes les opportunitĂ©s, en regardant aussi ce qu’il y avait ailleurs.” 

Le reconditionnĂ© connaissait un essor mondial, surtout en AmĂ©rique latine, en Asie, et commençait Ă  Ă©merger en Afrique de l’Est. Le vide en Afrique de l’Ouest Ă©tait Ă©vident.

Le parcours de Kadia Faye est diffĂ©rent. SĂ©nĂ©galaise, avec prĂšs d’une dĂ©cennie chez Philip Morris, Samsung puis Canon sur des marchĂ©s allant de l’üle Maurice Ă  l’Afrique de l’Ouest, elle avait dĂ©veloppĂ© une expertise solide en retail, B2B et marketing, exactement la force commerciale dont Sikili aurait besoin. 

Mais au moment oĂč elle croise la route de Maguelone, elle se posait de grandes questions sur sa carriĂšre. 

“L’entrepreneuriat Ă©tait dans ma tĂȘte mais je ne pensais pas que ça allait arriver aussi tĂŽt,” avoue-t-elle. “Je pensais que ça allait se faire d’ici 5 ou 10 ans.”

La mise en relation s’est faite par un contact commun, un investisseur de la premiĂšre aventure de Maguelone qui connaissait Faye. Leur premiĂšre conversation a durĂ© 45 minutes. 

“Ça fait vraiment matchmaking,” se souvient Faye en riant. “C’était assez fluide, on semblait assez alignĂ© sur certaines choses.” 

S’en sont suivis des appels d’une heure par semaine, pendant des mois, alors que Faye Ă©tait encore chez Canon et que Maguelone construisait Ă  temps plein.

Ce qui a tout scellĂ©, c’est un voyage. Faye s’est rendue Ă  Abidjan pour un Ă©vĂ©nement Canon, c’était la premiĂšre fois qu’elle rencontrait Maguelone en personne. 

Elle en est repartie avec deux certitudes : Canon n’était pas son avenir, et Maguelone l’était. 

“Quand elle a officiellement fait sa demande—’Est-ce que tu serais prĂȘte Ă  me rejoindre Ă  100%?’—j’avais dĂ©jĂ  pris ma dĂ©cision,” dit-elle. Elle a remis sa dĂ©mission chez Canon Ă  son retour Ă  Dakar.

Pourquoi le choix du co-fondateur est décisif

L’histoire de Sikili est, en grande partie, une histoire sur la puissance de choisir le bon partenaire, et aucune des deux fondatrices ne s’en cache. 

“Je ne savais pas que je ferais de l’entrepreneuriat et je doute que j’aurais pu le faire en Europe,” dit Biau. 

Mais elle est tout aussi claire sur le fait qu’elle n’aurait pas construit Sikili seule. Ce qui l’a convaincue chez Faye, ce n’était pas uniquement les compĂ©tences, c’était le caractĂšre. 

“Ce qui m’a convaincu chez Faye, c’est sa constance. C’est quelqu’un qui a une force de caractĂšre qui fait que c’est toujours agrĂ©able de travailler avec elle. On a rĂ©ussi Ă  la fois Ă  dĂ©velopper un fort lien amical tout en restant pro,” dit Biau.

La complémentarité était naturelle, mais a nécessité une intentionnalité sur les rÎles. 

Biau, initialement prĂ©vue sur la supply chain, a migrĂ© vers les relations avec les investisseurs, la finance et les opĂ©rations, des compĂ©tences qu’elle a dĂ©veloppĂ©es organiquement. 

Faye, avec son ADN commercial de Samsung et son sens du relationnel, a pris le lead sur la distribution et les partenariats. 

“Naturellement, des choses se dessinent,” dit Biau. “Il faut capitaliser sur la complĂ©mentaritĂ©.”

Elles ont aussi mis en place un mécanisme de gouvernance pour éviter les blocages : chaque co-fondatrice a le dernier mot dans son domaine. 

“Si Kadia a la distribution, et si j’ai un avis qui n’est pas le sien, c’est elle qui est dĂ©cisionnaire,” explique Biau. “On n’est jamais allĂ© au clash.” 

Pour Faye, cet alignement va plus loin que le processus. “On n’est pas complĂ©mentaires pour rien,” dit-elle simplement.

Pour quiconque construit une startup, le sous-texte est important : la premiĂšre aventure de Maguelone a trĂ©buchĂ©, en partie, parce qu’elle naviguait en territoire inconnu sans repĂšre. Sikili a rĂ©ussi Ă  dĂ©coller, en partie, parce qu’elles se sont trouvĂ©es en premier.

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2. Construire le modÚle : lentement et délibérément

L’atelier de reconditionnement de Sikili, oĂč l’on transforme d’anciens smartphones pour les vendre 40 % moins cher que les modĂšles neufs. Source de l’image : Sikili

Sikili a Ă©tĂ© lancĂ© en 2024 grĂące Ă  un financement propre de 20 000 € (23 500 $). Sans lancement fracassant. Leur premier stock, prĂ©vu pour la CĂŽte d’Ivoire, a rencontrĂ© des complications logistiques et a finalement Ă©tĂ© redirigĂ© vers le SĂ©nĂ©gal. Ce n’était pas le plan, mais ça leur a appris le marchĂ©. 

“On a eu des soucis avec les premiers tĂ©lĂ©phones,” se souvient Faye. “Ça nous a permis d’avoir pas mal de learnings par rapport aux fournisseurs, au modĂšle, Ă  ce qui plaĂźt et ce qui ne plaĂźt pas.”

Dakar est ainsi arrivée avant Abidjan, par accident.

La croissance a Ă©tĂ© mesurĂ©e dĂšs le dĂ©but. “Sur ce marchĂ©, ça reste quand mĂȘme trĂšs lent,” a dit Biau. “On n’est pas une fintech.”

L’entreprise de Sikili a tentĂ© de s’implanter sur les marchĂ©s francophones d’Afrique de l’Ouest, oĂč les clients se mĂ©fiaient gĂ©nĂ©ralement du prix des smartphones et, pire encore, des contrefaçons. Les fabricants de smartphones reconditionnĂ©s, comme Sikili, vendaient leurs produits en misant sur une mince marge de confiance. Ce qui a fait la diffĂ©rence pour cette start-up, c’est le bouche-Ă -oreille. Une fois le premier client conquis, il est devenu plus facile de convaincre les autres.

« Notre premier vĂ©ritable levier de croissance a Ă©tĂ© nos premiers clients, qui ont parlĂ© du produit et en ont fait dĂ©couvrir d’autres », a dĂ©clarĂ© M. Biau. « Au dĂ©but, le bouche-Ă -oreille a bien mieux fonctionnĂ© que les campagnes publicitaires. »

Depuis son lancement, le modĂšle Ă©conomique de Sikili a Ă©voluĂ© de maniĂšre rĂ©flĂ©chie autour de quatre piliers : la distribution multicanal (B2B, B2C, directe et via des partenaires), l’approvisionnement (sourcing international et rachat local), les activitĂ©s d’atelier et le service aprĂšs-vente, ainsi que l’infrastructure technologique.

Le modĂšle a Ă©voluĂ© dĂ©libĂ©rĂ©ment autour de quatre piliers : la distribution multi-canal (B2B, B2C, direct et via des partenaires), la supply (sourcing international et rachat local), les ateliers et le SAV, et l’infrastructure technologique. 

“Notre capacitĂ© Ă  passer de 100 tĂ©lĂ©phones Ă  1 000 sans changer l’équipe, mais avec un outil puissant qui nous permet de savoir oĂč est chaque tĂ©lĂ©phone—c’est ce qui nous diffĂ©rencie d’une boĂźte qui vend de maniĂšre informelle,” a dit Biau.

Le B2B est devenu un accélérateur stratégique : des entreprises proposant les appareils Sikili comme avantage salarié, avec prélÚvement à la source, ont offert à la startup volume et crédibilité. 

“À partir du moment oĂč on a rĂ©ussi Ă  signer des contrats avec des entreprises qui ont une certaine renommĂ©e, ça met en confiance,” a dit Faye. 

Le programme de rachat—oĂč Sikili reprend les appareils qu’elle a elle-mĂȘme vendus—devient un levier de plus en plus important, maintenant que la sociĂ©tĂ© dispose de ses propres ateliers de reconditionnement dans les deux villes.

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3. Deux marchés, une entreprise

Source de l’image : Sikili

Abidjan et Dakar ne sont pas interchangeables, et Sikili a appris à ne pas les traiter comme tels. 

“L’environnement logistique de la CĂŽte d’Ivoire est complexe,” a dit Faye, qui pilote le marchĂ© sĂ©nĂ©galais. “Au SĂ©nĂ©gal, on est trĂšs dans l’émotion, dans le relationnel. La moitiĂ© du rendez-vous, on va parler de choses qui n’ont rien Ă  voir avec le rendez-vous, la famille, et cetera. L’ivoirien va ĂȘtre plutĂŽt plus franc et plus direct.” 

Ces codes culturels façonnent la façon dont elles vendent, intÚgrent les clients B2B et gÚrent le service client dans chaque ville.

L’offre produit a Ă©galement Ă©tĂ© localisĂ©e. Les modĂšles obsolĂštes sans mise Ă  jour Apple, comme l’iPhone X et l’iPhone XR, ont Ă©tĂ© retirĂ©s. Des modĂšles plus rĂ©cents, et mĂȘme quelques appareils neufs, ont Ă©tĂ© ajoutĂ©s stratĂ©giquement : vendre un appareil neuf aujourd’hui crĂ©e un pipeline de rachat pour demain. Les services de rĂ©paration sont arrivĂ©s non pas par conception, mais par demande client, les gens qui faisaient confiance Ă  Sikili pour un achat leur faisaient naturellement confiance pour une rĂ©paration.

Le soutien qui fait vraiment la différence

Un technicien travaillant dans l’atelier de remise à neuf de Sikili. Source de l’image : Sikili.

Sikili est une entreprise du portefeuille de Digital Africa, le fonds dĂ©diĂ© aux start-ups soutenu par l’AFD, et a levĂ© 600 000 € (707 000 $) de financements externes aprĂšs s’ĂȘtre lancĂ©e avec un capital initial de 20 000 € (23 500 $). Le sommet AfricArena a permis Ă  cette start-up de se faire connaĂźtre et lui a ouvert les portes auprĂšs de nouveaux investisseurs.

Mais les deux fondatrices insistent surtout sur quelque chose qui fait rarement la une : l’assistance technique avec des experts spĂ©cifiques Ă  leur secteur. 

“On a un gros luxe avec les techniques à assistance,” a dit Biau. “Ça nous permet de payer des experts qu’on n’a pas le budget pour payer normalement. C’est super — à 1000%.” 

Faye abonde : “Ça nous a permis de faire pas mal de choses, d’avoir accĂšs Ă  des experts pour nous aider Ă  monter des choses oĂč on n’aurait clairement pas le budget pour faire ça.”

C’est une forme de soutien qui passe souvent sous les radars dans les conversations sur l’écosystĂšme, dominĂ©es par les annonces de levĂ©es de fonds : la capacitĂ© de faire appel Ă  un spĂ©cialiste logistique, un conseiller fiscal ou un expert en marketing pour une pĂ©riode dĂ©finie—financĂ© par un programme, pas par la trĂ©sorerie de la startup. Pour des fondatrices qui gĂšrent des Ă©quipes rĂ©duites, cela peut faire la diffĂ©rence entre tĂątonner et avancer avec clartĂ©.

Au-delĂ  du capital et de l’expertise, Faye souligne aussi l’importance des investisseurs qui s’impliquent rĂ©ellement. 

“Il y en a qui prennent le temps de faire des sessions de brainstorm avec nous, nous aider Ă  restructurer nos idĂ©es. C’est vrai qu’on sous-estime ça, mais c’est un soutien finalement important,” a dit Faye.

Elle contraste cela avec les investisseurs qui se contentent de financer et d’attendre les rĂ©sultats, une posture qu’elle juge bien moins utile.

Ce qui manque encore Ă  l’écosystĂšme

Les deux fondatrices ont un regard lucide sur les lacunes. Faye pointe la complexitĂ© administrative, la charge de conformitĂ© Ă  laquelle font face les startups en CĂŽte d’Ivoire et au SĂ©nĂ©gal, souvent sans orientation. 

“Il me manque un accompagnement administratif pour les structures, parce que des fois y a des avantages qu’on peut avoir et on est pas du tout au courant,” a dit Faye.

Sur l’entrepreneuriat fĂ©minin, Faye est nuancĂ©e : “Je me suis jamais laissĂ© porter par ma condition de femme en me disant on peut pas faire ci. Je suis toujours allĂ©e en fonction de l’objectif. Je trouve qu’on manque encore de visibilitĂ© sur les femmes qui sont en train de faire des choses extraordinaires, ne serait-ce que pour ĂȘtre des rĂŽles models.”

Elle appelle aussi Ă  plus d’honnĂȘtetĂ© sur l’échec dans l’écosystĂšme. “Il faut ĂȘtre plus dans la transparence et dire ce qui n’a pas marchĂ©, parce que d’autres pourront se servir de ça pour amĂ©liorer les choses.”

La vision

Dans dix ans, Faye veut voir le reconditionnement devenir une vĂ©ritable industrie en Afrique de l’Ouest, qui aille bien au-delĂ  des tĂ©lĂ©phones et ordinateurs, jusqu’aux serveurs, Ă©quipements industriels et infrastructures. 

“Que ça aille plus loin. Et que de par cette industrie qu’on aura rĂ©ussi Ă  crĂ©er, on soit acteur dans tout ce qui est Ă©conomie circulaire,” dit-elle.

Les conseils de Biau aux fondateurs se rĂ©sument en trois points : l’humilitĂ©, la rĂ©silience et le temps.

« La chose la plus prĂ©cieuse dont nous disposons en tant qu’entrepreneurs, c’est le temps », a dĂ©clarĂ© Biau. « Il faut savoir l’utiliser de maniĂšre optimale, tout en conservant un Ă©quilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. Un Ă©chec n’est pas dramatique. Il faut accepter que, lorsque l’on se lance, cela puisse fonctionner ou non. Mais ce qui compte le plus, c’est le parcours. Qu’allez-vous en retirer ? »

Elle est bien placée pour le savoir. Sikili est sa deuxiÚme aventure, et elle ne fait que commencer.

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Revue des principaux titres

  • Le Maroc signe un protocole d’accord de 1,28 milliard de dollars pour la construction d’une usine dĂ©diĂ©e Ă  l’intelligence artificielle
  • L’autoritĂ© de rĂ©gulation congolaise met Airtel et MTN en demeure concernant la qualitĂ© de leurs services
  • L’Afrique francophone : un gĂ©ant Ă©conomique en plein essor, mais dont le commerce intĂ©rieur reste faible

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Staff writer at Lira City Post.

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